Social Science Questions
Explore questions in the Social Science category that you can ask Spark.E!
Ces politiques sont en lien avec les théories des économistes américains Kydland et Prescott (1982). Selon eux, les agents remontent aux objectifs propres des autorités pour former des anticipations véritablement rationnelles. Si l'État sous-entend qu'il pourrait mener une politique budgétaire active en votant un budget en déséquilibre, cela provoquerait des anticipations négatives néfastes pour l'économie. Les autorités publiques doivent onc chercher un cadre institutionnel qui limite leur marge de manœuvre discrétionnaire, afin d'éviter les effets pervers des stratégies noncoopératives et des anticipations erratiques des acteurs privés.
Alors que la Grèce ne représente que 2% du PIB communautaire, la lenteur des prises de décision a fait douter de la solidarité entre pays européens. En effet de longs mois ont été nécessaires à la mise en place d'un plan de sauvetage grec en raison de l'hésitation longue de la BCE avant d'intervenir. Plus généralement le risque fut la dépréciation forte de l'euro par manque de confiance. Il fallait donc agir d'urgence
• Le Plan aboutit à la création d'une nouvelle institution le Fonds Européen de Stabilité financière (FESF) qui est un fonds de secours à la monnaie européenne. • Le soutien européen à la Grèce est consenti en mai 2010
qui induit le déplacement de la population d'un territoire en cas de choc. Celui-ci rendu impossible car le marché de l'emploi est trop serré dans la majorité des pays européens d'autant plus que les qualification, les langues et les compétences divergentes freinent cette mobilité.
Pour Ronald McKinnon (1963) une zone monétaire est optimale à partir du moment où les échanges intra-communautaires représentent un poids particulièrement important dans le PIB des économies concernées. Ainsi plus le ratio est élevé, plus l'union monétaire sera favorable aux pays concernés car elle permettra une réduction des coûts de transaction. Sous ce critères la zone euro serait optimale : selon Eurostat, en 2020, les échanges de biens entre les États membres représentaient près de 2 900 milliards d'euros (en exportations) (21% du PIB européen).
La grande innovation est de définir une unité de compte pour organiser le système : l'ECU (European Currency Unit). L'ECU est un panier de monnaie c'est-à-dire une unité de compte composée de toutes les monnaies qui participent au système avec des pourcentages différents selon l'importance des pays en termes de PIB et de commerce extérieur (Deutsch mark, Franc...). Les parités officielles sont établies entre les devises et l'ECU, cela permettant de voir comment une devise diverge par rapport aux autres devises.
La crise des dettes souveraines soulève la question de l'avenir de la zone euro et de la construction européenne. Le climat actuel en Europe est sensiblement similaire à la période 2009/2010 en matière de dette publique. A la différence que l'Europe est désormais bien mieux préparée pour faire face à ces problématiques. A la suite des tensions sur l'offre provoquées d'abord par la crise de covid-19, puis dans le cadre confit ukrainien, la troisième économie européenne (l'Italie) a vu son premier ministre (Mario Dragui) être limogé et sa dette publique être propulsée à +150%. La hausse récente des taux d'intérêt décidée par la Banque Centrale Européenne, en réaction à la l'accroissement continu du niveau général des prix, confirme les inquiétudes quant à l'incapacité supposée de Rome à paraître crédible aux yeux des investisseurs privés
De plus en mars 2012, est mis en place le Traité sur la Stabilité la Coordination et la Gouvernance au sein de l'UEM. Par « la règle d'or », les pays s'engagent à avoir des budgets équilibrés ou en excédent avec un déficit maximal de 0,5% du PIB (3% max en cas de récession) les Etats ne sont alors plus maitres de leur politique budgétaire. Par ailleurs la cour de justice européenne doit vérifier la mise en place de la règle d'or et peut donner lieu à une amende allant jusqu'à 0,1% du PIB du pays (Traité approuvé par 25 des 27 pays de l'UE).
Selon Christian Saint Etienne (Osons l'Europe des Nations, 2018) il faudrait aller vers une fédéralisation économique avec la mise en place d'un gouvernement économique, un budget fédéral et un fédéralisme fiscal permettant de limiter les écarts de niveaux de vie malgré les spécialisations des économies, et un encadrement strict de la concurrence sociale et fiscale pour permettre la mise en place d'un véritable modèle social européen. Face aux défis communs de vieillissements de la population et de chômage, il est nécessaire que l'union se dote d'un outil universel ou du moins qu'elle ait le pouvoir de coordonner précisément les politiques fiscales
Cependant cette crise est aussi celle de la compétitivité et de la croissance et elle est en partie liée à la désindustrialisation de nombreux pays. Il s'agit clairement d'une crise de la gouvernance pour Michel Aglietta dans Zone euro : éclatement ou fédération (2012). Selon lui, les institutions européennes n'étaient pas prêtes à affronter ces difficultés d'autant plus que les tensions sociales et les ambitions nationalistes se développent dans certains pays. Il est donc nécessaire de mettre en place un véritable fédéralisme budgétaire en Europe entre les pays excédentaires et les pays peu compétitifs.
qui consiste en une politique de gestion de la main d'œuvre mise en place dans les entreprises pour adapter la production et l' emploi correspondant aux fluctuations rapides de la demande (distinction faite entre flexibilité qualitative et quantitative). L'hétérogénéité de la flexibilité des pays européen rend ce levier inefficace en cas de chocs asymétriques.
• L'Union Européenne est intervenue pour aider les pays en difficulté comme la Grèce en acceptant de renoncer à une partie des créances grecques en l'échange d'un plan de réduction des déficits. Elle a mis en œuvre un Mécanisme Européen de Stabilité (MES, 2011) pour venir en aide aux États, celui-ci pourra acheter des dettes primaires d'États que les banques possèdent (se transformera en FME disposant de 700 milliards de fonds mobilisables). Cette crise est symptomatique d'une crise de confiance plus profonde par rapport à la Zone Euro. Le fédéralisme budgétaire n'est pas envisagé mais la reprise d'une croissance soutenue dans la Zone Euro le rend quasi incontournable.
La totale déconstruction de l'UE / La recherche de l'optimum social européen par la mise en concurrence des systèmes sociaux / « L'Europe puissante » (chère à la France) / Une Europe à plusieurs vitesses /Le retour à la démarche fondatrice à savoir / faciliter le redémarrage du projet européen
Après la mise en place de l'euro, les politiques conjoncturelles des pays européens ont été soumises aux Pacte de Stabilité et de Croissance (PSC) Adopté au Conseil européen d'Amsterdam le 17 juin 1997 reprenant les principaux critères de convergence de Maastricht les pays s'engagent entre autres sur leur politique budgétaire à ne pas avoir un déficit public supérieur à plus de 3% du PIB. En effet, tout laxisme budgétaire de la part d'un État impliquerait une création monétaire qui affecterait l'ensemble de la zone en entrainant de l'inflation et des taux d'intérêt à la hausse y compris pour les pays vertueux. Devant la difficulté de certains pays à respecter ces critères, le Pacte de Stabilité et de Croissance fut réaménagé en 2005
Selon Christian Saint Etienne il faudrait aller vers une fédéralisation économique avec la mise en place d'un gouvernement économique, un budget fédéral et un fédéralisme fiscal permettant de limiter les écarts de niveaux de vie malgré les spécialisations des économies, et un encadrement strict de la concurrence sociale et fiscale pour permettre la mise en place d'un véritable modèle social européen.
désigne un choc qui ne touche qu'une partie de la zone. Un choc symétrique peut être résolu par une dévaluation car celui-ci touche toute la zone. Or les chocs asymétriques semblent plus difficiles à résorber
e est un choc qui touche de façon à peu près égale toute la zone (exemple choc pétrolier)
« mieux vaut copiloter un navire libre de son chemin qu'être seul à la barre d'un navire téléguidé par d'autres »
or le budget européen est trop faible (137 milliards d'euros sur la période 2014-2020).
➢ Dani Rodrik (La mondialisation sur la sellette, 2018) explique qu'il est impossible d'avoir simultanément hyper-mondialisation, démocratie et souveraineté nationale. En effet, si la mondialisation est toujours plus forte, les décisions des États ne consisteront plus qu'à vouloir attirer les entreprises et l'épargne mondiale au détriment de la préférence démocratique pour la protection des emplois, de la stabilité financière, de l'État-providence, etc.
