Social Science Questions
Explore questions in the Social Science category that you can ask Spark.E!
def compétitivité: « la capacité d'un pays à tirer avantage de son intégration internationale dans le but d'améliorer sur le long terme le niveau de vie de l'ensemble de ses citoyens - un objectif prioritaire de politique économique. Il existe deux tenants de la compétitivité : la compétitivité prix et la compétitivité hors-prix (qualité)"
par la réduction des coûts de transaction : les marchés financiers disposant d'un système de paiement fiable et d'une information instantanée et quasi-gratuite.
L'idée selon laquelle le taux de change a une incidence sur la compétitivité n'a eu de cesse de faire débat dans la pensée économique. Encore aujourd'hui, les États membres de l'Union Européenne semblent être en contradiction sur la question de la valeur de l'euro. Les pays excédentaires comme l'Allemagne qui voient leurs productions demandées pour des variables autre que pour leur prix souhaitent maintenir l'euro à un niveau élevé alors que la France se satisfait d'un euro faible par exemple. + rappel sur les principaux avantages d'une monnaie plus ou moins forte
fait intervenir trois éléments différents : les coûts de production (compétitivité coût), le comportement de marge des exportateurs et le taux de change. Ces éléments peuvent évoluer différemment, se compenser ou se renforcer.
À travers le théorème AHM portant leurs noms, Aghion, Howitt & Mayer ont démontré que la capacité d'un pays à se rapprocher de la frontière technologique est corrélé au développement de ses institutions financières. Selon ce théorème, davantage de contraintes financières accroît l'impact négatif d'un faible revenu initial par habitant en diminuant le taux d'innovation d'un pays et sa capacité à converger, en termes de taux de croissance ou de PIB par habitant, vers la frontière technologique
Leurs travaux portent sur la relation entre le développement financier et la croissance économique. Il existerait un lien positif entre ces deux variables. Ils distinguent deux principaux canaux permettant d'envisager l'effet positif des marchés financiers sur la croissance économique:• La mise en commun de l'épargne • La facilitation des échanges par la réduction des coûts de transaction Selon eux, le développement financier permet de prévoir la croissance économique dans un horizon de 10 à 30 années. - King & Levine
de même, Gerschenkron (Le retard économique dans une perspective historique, 1962) indique que l'avènement des marchés financiers permet aux pays de sauter certaines phases de Rostow en bénéficiant directement d'une épargne
Le retard économique dans une perspective économique, 1962
En revanche, une dépréciation monétaire caractérise la perte de valeur d'une devise dans un système de changes flottants, dans lequel la valeur des monnaies évolue, les unes par rapport aux autres, au gré des fluctuations qu'imposent le marché et donc la loi de l'offre et de la demande
En quoi les marchés financiers sont-ils incontrôlables?
Keynes fut le premier à introduire l'idée selon laquelle la spéculation concourt à la forte volatilité des changes. On a affaire à une bulle dès lors que les marchés financiers s'écartent progressivement des fondamentaux de l'économie. Autrement dit lorsque le prix d'un actif s'éloigne durablement et cumulativement de son prix d'équilibre. Le gonflement de la bulle entraine un risque d'éclatement (lorsque tout le monde s'aperçoit de cette déconnexion) de la bulle et d'un retour brutal à l'équilibre (voir en deçà en cas de surréaction). On distingue les bulles rationnelles des bulles irrationnelles
les spéculateurs prennent leurs décisions en ignorant ou en minorant les fondamentaux de l'économie, s'appuyant sur le comportement des autres (rumeur/comportement moutonnier). Cf. Le concours de beauté » chez Keynes. L'idée même de bulles irrationnelles implique une très forte critique aux mécanismes de marché tels que les néoclassiques l'ont conceptualisé. Nous sommes loin du marché autorégulateur qui satisferait l'ensemble des parties (offreurs comme demandeurs).
En 1976, l'économiste allemand Rudiger Dornbusch introduit sa fameuse théorie de la surréaction. Il constate que les marchés financiers réagissent beaucoup plus vite que ce qui se passe sur les prix. Les marchés financiers anticiperaient une variation des prix (inflation/déflation) beaucoup plus forte que ce que renseignent les indicateurs d'activité économique. Sa thèse consiste à dire que la réaction en termes de marché des changes va être immédiate et beaucoup plus forte que ne le justifierait la montée des prix. En définitif, l'inflation va provoquer la baisse des intérêts de placement à l'origine d'une fuite des capitaux et de la dépréciation du taux de change (baisse de la demande sur le marché des changes).
bulles spéculatives provoquées par des comportements spéculatifs rationnels : lorsque la monnaie monte, les spéculateurs prennent position dans l'espoir d'obtenir une plus-value issue d'une analyse rationnelle des marchés financiers.
il existe une relation d'équilibre entre le cours d'une monnaie et le taux d'intérêt sur cette monnaie, car un taux élevé attire l'argent des investisseurs qui vont demander la monnaie du pays. De plus, un taux d'intérêt élevé signifie que la confiance dans la monnaie considérée est faible, et inversement car une monnaie dont on a confiance reste demandée et n'a pas besoin de monter les taux d'intérêt pour résoudre les déséquilibres de sa monnaie.
retrace sous forme comptable l'ensemble des opérations intervenues entre les agents économiques d'un pays.
Le choix des placements financiers exerce une influence sur les taux de change. Les investisseurs réalisent des placements là où les rendements sont les plus élevés et vont par conséquent s'approvisionner en devises - les taux de change sont donc influencés par les placements boursiers et par les stratégies des opérateurs financiers.
l'équilibre de leur balance commerciale dépend pour une part non négligeable aux importations des pays développés. De plus c'est par leur dynamisme économique et leur forte croissance qu'ils attirent des capitaux, ils sont donc très dépendants de leurs taux croissance.
Béla Balassa et Paul Samuelson parviennent, dans les années 1960, à des conclusions identiques au sujet de l'incidence sur le taux de change des gains de productivité et du développement des économies émergentes. Ce modèle considère le cas de deux secteurs : Béla Balassa et Paul Samuelson parviennent, dans les années 1960, à des conclusions identiques au sujet de l'incidence sur le taux de change des gains de productivité et du développement des économies émergentes. Ce modèle considère le cas de deux secteurs :un secteur exposé à la concurrence internationale qui est composé de biens échangeables avec l'extérieur (biens agricoles et manufacturiers notamment) et un secteur abrité qui est composé de biens non échangeables avec l'extérieur (services - exemple canonique de la coupe de cheveux). p.85
Dans la zone euro, le solde est positif (+280 milliards en 2019) avec une tendance à la stabilisation. Les déficits des grandes puissances comme la France étaient compensés avant 2015 par les excédents allemands mais aussi par ceux de petits pays (Pays-Bas, Danemark, Croatie). Or les excédents de ces petits pays sont le résultat d'une extrême faiblesse de la demande
