Social Science Questions
Explore questions in the Social Science category that you can ask Spark.E!
On a coutume de dire que la monnaie forte est bénéfique à l'Allemagne. Et ce pour deux raisons : l'internationalisation des capitaux - les PME allemandes sont très internationalisées et de très grosses tailles. Par ailleurs, la courbe en J ne vise que la compétitivité prix mais l'Allemagne mise sur la qualité des produits et des services connexes (Mercedes...)
La dictature des couts n'est pas la seule qui existe, et il est même préférable d'essayer d'y échapper pour rechercher plutôt une « dictature des compétences » cette dernière permet justement de pouvoir monter en gamme et de pouvoir se désintéresser de la force ou de la faiblesse de notre monnaie nationale. - BOUBA OLGA
Le Franc CFA serait trop fort et ne répondrait pas aux besoins des pays sous-développés d'Afrique qui doivent s'aligner sur les politiques d'austérité́ pratiquées dans la zone euro pour maintenir leur taux d'inflation aux standards européens. Elle nuirait ainsi aux exportations africaines ruinant les efforts de développement industriel et agricole de la zone Franc qui demeure en position de pays exportateurs de matières premières (économies de rente). - K. NUBUKPO
Les nouvelles géographies du capitalisme (2006)
considérait qu'il était normal pour un pays pauvre, au moment de son décollage économique, d'avoir un déficit des transactions courantes, car son épargne intérieure n'est pas suffisante pour financer toutes ses dépenses d'une part, et d'autre part car il doit effectuer de nombreuses importations pour se procurer des biens d'équipement et biens intermédiaires nécessaires à son développement, qu'il n'est pas encore capable de produire lui-même.
« La compétitivité : une dangereuse obsession. [...] La compétitivité est un mot vide de sens lorsqu'il est appliqué aux économies nationales. Et l'obsession de la compétitivité est à la fois fausse et dangereuse »
Dans un second temps, les consommateurs, s'apercevant de la hausse des prix des produits étrangers, vont se rabattre sur les produits nationaux. Par ailleurs, comme le pouvoir d'achat de la monnaie du pays en question diminue, les produits exportés sont moins chers pour les consommateurs étrangers. Ces derniers vont donc acheter ces produits en plus grande quantité. La perte en revenus d'exportations engendrée par la diminution de la valeur d'une devise se retrouve compensée par les quantités achetées. Cet effet quantité est à l'origine d'un excédent commercial fort qui survient quelques temps après la première phase
les exportations rapportent plus et la compétitivité prix du pays s'améliore
Selon Marshall-Lerner, toute chose étant égale par ailleurs, lorsqu'une devise perd de la valeur, on distingue deux phases se produisant chronologiquement: • Phase 1 : La détérioration• Phase 2 : L'effet quantitéLa courbe en J consiste donc en un argument conjoncturel : « pour donner de l'air » à l'activité économique (en cas de chômage par exemple) on diminue la valeur de notre monnaie «et hop ça repart !». Cela n'est en aucun cas un argument structurel, bien qu'il faille savoir que l'efficacité de cette méthode dépend beaucoup d'éléments structurels
Sortir l'Afrique de la servitude volontaire : à qui profite le franc CFA ? (2016)
désigne la perte de valeur d'une devise dans un système où les taux de changes sont fixes. Autrement dit, dans un système dans lequel, de façon concertée, les États décideraient de baisser la valeur d'une monnaie (SMI).
« Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner", ce à quoi le Président du conseil européen Donald TUSK répondit : "Les guerres commerciales sont mauvaises et faciles à perdre » - mars 2018
The effect of financial development on convergence, 2004
Dans un premier temps, le déficit du solde de la balance commerciale s'accroît, ou du moins l'excédent diminue. Lorsqu'une devise perd de la valeur, les importations du pays en question vont coûter plus cher, alors que les exportations, étant financées en devise nationale, vont rapporter moins. Cette phase de détérioration s'explique comme étant le résultat d'un « effet prix », qui est la première conséquence d'une dépréciation ou d'une dévaluation.
ARTUS et VIRARD font remarquer que « la fourmi allemande n'est pas prêteuse » et que cela pose problème à toute la zone euro. Pour eux, un pays normalement « riche » n'a pas besoin d'accumuler les excédents, et si la zone euro était réellement une Zone Monétaire Optimale, alors l'épargne allemande irait là où elle serait utile, cad vers les pays du sud en manque d'épargne. L'euro a favorisé l'hétérogénéité des pays membres de la zone dès lors que l'absence de risque de change a poussé chaque pays à se spécialiser dans les domaines d'activité économique dans lesquels il disposait d'un avantage comparatif. Patrick Artus et Marie-Paule Virard en citent pour preuve que la part de l'industrie dans le PIB de l'Allemagne a augmenté de 18% en 1999 à 21% alors qu'elle n'est que de 15% pour l'Italie, 12,5% pour l'Espagne et le Portugal, 7,5% pour la Grèce et à pein
La Mondialisation n'est pas coupable (1998)
D'une manière générale, l'application de la courbe en J a plutôt bien fonctionné dans la période 1950-1970. Cependant, à partir des années 70, l'entrée dans une complémentarité inflation- chômage, ainsi qu'une spécialisation toujours plus forte des économies rendent inefficace son application. De fait, l'ultra spécialisation implique l'interdépendance des économies. Or, pour être efficace, l'appareil productif des pays doit fonctionner indépendamment les uns des autres. (cf : les conditions d'application de la courbe en J). Par ailleurs, alors qu'aujourd'hui l'internalisation des capitaux (installation des firmes à l'étranger) est génératrice de croissance et est à l'origine de la compétitivité de nombreuses firmes, la baisse de la valeur des monnaies handicape le processus d'internationalisation.
les importations sont moins chères, facilite l'internationalisation du capital la multinationalisation sont facilités, les placements internationaux se multiplient, enfin une monnaie forte permet de baisser les taux d'intérêt si les fondamentaux de l'économie sont au vert. Disposer d'un taux de change élevé convient parfaitement pour les pays misant sur une compétitivité qualité (Allemagne).
Afin qu'au nom de la courbe en J, la perte de la valeur d'une monnaie puisse, dans un certain court terme, aboutir à un excédent commercial, certaines conditions doivent être respectées. Voici les principales conditions d'application de la courbe en J : ▪ La condition de Marshall-Lerner appelée aussi le théorème des élasticités critiques. Pour que le taux de change ait un effet positif sur la balance commerciale la somme des élasticités-prix des importations et exportations en valeur absolue doit être supérieure à 1. ▪ Il est indispensable qu'une production nationale puisse se substituer aux productions extérieures. ▪ Disposer d'un appareil productif suffisamment performant pour pouvoir répondre à l'accroissement des exportations. ▪ Il est nécessaire aussi que les intermédiaires répercutent l'effet de la dévaluation sur les prix.
fait intervenir d'autres éléments qui expliquent les performances des entreprises (qualité des biens et services, efficacité du réseau de commercialisation, positionnement, sérieux du service...). On regroupe ces éléments sous le terme de compétitivité structurelle.
