Social Science Questions
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Principes de l'économie politique et de l'impôt, 1817
Si un bien est fortement demandé dans un pays cela va accroitre son prix à l'échelle internationale. Or selon la sensibilité relative des prix, l'un des deux pays profitera davantage de l'échange international : il s'agit du pays dont les produits sont les plus demandés et qui demandent le moins de quantité de travail pour les produire.
Transformation de la mnufacture des Gobelins en "manufacture royale des meubles de la Couronne"
le mercantilisme repose sur une logique quasi-stérile, il relève de la « pop économie » dira Krugman (économie populaire, économie de bistrot), l'objectif étant d'appauvrir les pays étrangers, en limitant le recours aux importations.
Les nations, comme les individus, sont rationnellement incitées à se spécialiser dans les productions pour lesquelles elles sont les plus efficaces. Après comparaison des productivités des nations entre elles, la nation produira les biens pour lesquels elle est la meilleure comparativement aux autres nations. L'avantage absolu provient donc des différences dans la productivité des travailleurs. Selon lui, la spécialisation permet l'élargissement des débouchés (clients à l'étranger) et permet de pousser plus loin la division du travail.
le mercantilisme relève de "pop économie"
Le mercantilisme français appelé colbertisme consiste en la création de manufactures royales (implication forte de l'État) destinées à l'exportation de marchandises valorisées (exemple de la manufacture des Gobelins qui est transformée en 1667 en « manufacture royale des meubles de la Couronne »). Il est qui est représenté par des hommes tels que Jean BODIN (1530-1596), Antoine de MONTCHRESTIEN (1575-1621) ou Jean Baptiste COLBERT (1619-1683).
« Nous avons un nouveau rapport à la mondialisation, chacun a compris qu'il valait mieux produire chez soi » Sept 2022
De l'autosuffisance nationale (1933)
« Le commerce attache les hommes les uns aux autres à travers l'utilité réciproque »
« Aujourd'hui la mondialisation ça ne marche pas, ça ne marche pas pour les plus pauvres du monde, ça ne marche pas pour l'environnement, ça ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale » Stiglitz
« Ce n'est pas la mondialisation qui dissout les nations, mais l'autodissolution des nations qui produit la mondialisation » écrivait le démographe Emmanuel Todd - l'illusion économique, 1998 -, qui suggère par cela même que la mondialisation est le produit de la volonté́des États de dérèglementer voire d'effacer les frontières, c'est-à-dire finalement, l'histoire d'un renoncement.
En 2004, s'est tenue au Mexique, une réunion de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui opposait les pays industrialisés aux pays en développement sur la question de l'ouverture de leurs économies. Les résistances des pays en développement à ce sujet se heurtaient à l'insistance aux pays développés, sans vraie réciprocité de leur part. Cet événement rappelle le slogan des années 1960-1970, « un nouvel ordre économique international » et pose avec force la question des effets du libre-échange sur le développement économique et social. « Aujourd'hui la mondialisation ça ne marche pas, ça ne marche pas pour les plus pauvres du monde, ça ne marche pas pour l'environnement, ça ne marche pas pour la stabilité de l'économie mondiale » Stiglitz - La Grande Désillusion (2002)
« Produisons chez nous chaque fois que c'est raisonnablement et pratiquement possible ; et surtout faisons en sorte que la finance soit nationale » Keynes
« Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si l'une a intérêt d'acheter, l'autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels » Montesquieu
La globalisation n'est pas exempte de tout reproche. Chaque année en France, 30 000 travailleurs perdent leur emploi sous l'effet des délocalisations au sens large (Économie Internationale, 2012 -Krugman, Obsfield et Melitz). Les firmes multinationales, actrices majeures de ce que l'on a coutume d'appeler la globalisation financière, semblent être responsables de ces suppressions massives d'emplois, souvent peu qualifiées
Début 2020, Alphabet, la maison-mère de Google a dépassé à son tour le seuil symbolique des 1000 milliards de dollars de valorisation boursière. De fait, si l'on compare le PIB des États et la valorisation boursière agrégée des GAFAM (environ $4300bn), ces derniers se classent aux portes du podium : entre le Japon ($5176 bn), 3ème PIB mondial et l'Allemagne ($3964 bn). Ces chiffres dont la portée n'est que symbolique interroge néanmoins sur la capacité des 193 États reconnus par l'ONU de faire face à la mondialisation économique et financière incarnée notamment par les firmes multinationales (FMN)
« Nous ne devrions pas avoir à compter sur un autre pays - en particulier un pays qui ne partage pas nos intérêts et nos valeurs - pour protéger et subvenir aux besoins de notre population en cas d'urgence nationale » Fév 2021
« Le projet du siècle ». Voilà̀ comment le président chinois, Xi Jinping, décrit son rêve de connecter l'Asie au reste du monde par de nouvelles voies maritimes et terrestres. À l'origine, l'idée d'une nouvelle route de la soie apparaît en septembre 2013, moins d'un an après l'arrivée de Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois. Une décennie plus tard, ce qui n'était qu'une vague idée s'est peu à peu transformé en un réseau tentaculaire de projets soutenus par la Chine à travers le monde. Une politique jugée agressive ne défendant que les intérêts de Pékin et à l'origine de nombreuses tensions géoéconomiques.
Fin 2018, le locataire de la maison blanche parvenait à renégocier l'ALENA (1994), le fameux accord de libre-échange entre le Mexique, le Canada et les Etats-Unis qu'il qualifiait régulièrement de « pire accord jamais négocié ». Selon lui, cet accord aurait fait perdre des millions d'emplois, notamment dans le secteur automobile du fait des bas salaires mexicains.
