Philosophy Questions
Explore questions in the Philosophy category that you can ask Spark.E!
Contrairement à des croyances répandues, l'alimentation ne met en jeu le corps que dans sa dimension biologique.
Pour l'anthropologue François Singault, dans les « jeux humains », les techniques du corps sont nécessairement outillées.
Selon l'anthropologue et sociologue David Le Breton, le marquage corporel contemporain serait individualisant : prise de possession de soi, transformation artistique de soi, manifeste de soi, archive de soi...
Une légende tenace voudrait faire croire que s'était développée en Europe au 18ème et 19ème siècles une coutume visant à faire porter aux femmes des corsets pour favoriser l'esthétique du maintien. Cette pratique n'a en fait jamais existé.
Dans la modernité occidentale, les marquages corporels visant à exprimer la singularité de sa personne prennent parfois des tournures extrêmes.
S'il y a universalité dans les façonnages culturels du corps, il existe en même temps de très grandes différences entre sociétés dans les modalités mises en œuvre pour traiter ces corps.
Dans les sociétés archaïques et traditionnelles, le corps est à la fois autonome et autonomisant.
Dans les sociétés archaïques et traditionnelles, les traitements symboliques du corps constituent avant tout le support de l'intégration communautaire.
Pour l'anthropologue Français François Singault, il importe de penser les techniques du corps en relation avec ses « outils ».
L'alimentation est une pratique mettant en jeu le corps directement à la croisée du biologique et du social car, comme l'affirme l'anthropologue Claude Fischler, l'être humain se nourrit aussi d'imaginaire et ses aliments « signifient » tout autant qu'ils nourrissent.
Les ethnologues ont constaté que le modelage des crânes et l'étirement du cou sont des traitements corporels qui ont existé dans toutes les sociétés archaïques.
Pour des auteurs (comme par exemple France Borel) le corps naturel paraît inacceptable et justifie des marquages visant à le faire signifier.
Selon Pascal Ory, une des grandes révolutions esthétiques du 20ème siècle est celle du passage de la valorisation d'une pigmentation bronzée à une pigmentation blanche.
L'historien italien Giorgio Viagratello a démontré que les techniques sportives du corps (athlétisme, natation, ...) s'étaient stabilisées partout dans le monde depuis les années 1940.
Dans la modernité contemporaine, les marquages corporels visant une identité communautariste / une identité pour les autres ont totalement disparu.
Diverses études anthropologiques tendent à montrer que les humains sont tout autant des mangeurs socialisés que des mangeurs culturels.
L'anthropologie structurale a montré que la variabilité des choix et des pratiques alimentaires, des goûts et des dégoûts alimentaires est fort récente dans l'histoire de l'humanité.
Dans la modernité occidentale, le corps est principe d'individuation et marque les limites de la personne.
Dans les sociétés archaïques et traditionnelles, les conceptions du corps sont rattachées à la culture chrétienne et à la philosophie cartésienne (dualisme du corps et de l'âme).
L'anthropologie culturelle a montré que la variabilité des choix et des pratiques alimentaires, des goûts et des dégoûts alimentaires, renvoie bien plus à la variabilité des valeurs et des normes culturelles qu'aux caractères innés des individus.
