Social Science Questions
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Michel AGLIETTA et Nicolas LERON (2017, La double démocratie, une Europe politique pour la croissance) lancent un appel du cœur : « Nous avons un besoin absolu d'Europe ». Les conflits récents aux portes de l'Europe ne peuvent que le confirmer : dans un monde ouvert, complexe et dangereux, l'intégration européenne ainsi que son approfondissement auraient tout intérêt à se poursuivre.
Mythes et paradoxes de l'histoire économique (1994)
"La coopération entre les nations, si importantes soit-elle, ne résout rien. Ce qu'il faut chercher, c'est une fusion des intérêts des peuples européens, et non pas simplement le maintien de l'équilibre de ces intérêts."
Selon Peter KENEN la diversification sectorielle du tissu productif des pays dans une même zone monétaire permet d'envisager cette zone comme étant optimale
L'Euro : comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe, 2016
Les économies d'échelle internes à une firme sont rendues possibles par l'augmentation de la taille de la firme : plus une entreprise produit, plus ses coûts unitaires sont faibles. Ces économies permettent à la firme d'écraser ses concurrents pour tendre vers un monopole.
« The Theory of Optimum Currency Areas : An Eclectic View », 1969
EICHENGREEEN (1998, « The Stability Pact : more than a minor nuisance ? ») avait prédit que le SME transformé en traité de Maastricht allait engendrer un accroissement du risque de dette souveraine. Il voit dans Maastricht puis dans le Pacte de Stabilité et de Croissance, un manque de prise au sérieux de la coordination des politiques économiques
Jean Monnet (1888-1979) dans ses Mémoires (1976) : "La coopération entre les nations, si importantes soit-elle, ne résout rien. Ce qu'il faut chercher, c'est une fusion des intérêts des peuples européens, et non pas simplement le maintien de l'équilibre de ces intérêts."
« L'Europe doit avancer dans une des deux directions : il faut qu'il y ait soit plus d'Europe, soit moins d'Europe. Elle doit choisir. » Joseph Stiglitz
, « The Stability Pact : more than a minor nuisance ? », 1998
L'Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas
Selon Peter KENEN (« The Theory of Optimum Currency Areas : An Eclectic View », 1969), la diversification sectorielle du tissu productif des pays dans une même zone monétaire permet d'envisager cette zone comme étant optimale. Le modèle de Mundell serait trop restrictif : lorsque le tissu productif est diversifié, il y a moins de risques d'être durement atteint par un choc asymétrique - la diversification du tissu productif diluant le choc. En revanche des économies plus spécialisées, seraient plus exposées aux chocs de demande. Depuis la fin des années 1990, la spécialisation règne en Europe : les pays du nord de la zone se sont spécialisés dans les productions industrielles tandis que la plupart des pays du sud se sont spécialisés dans les productions agricoles.
La mondialisation se définie comme une « série de mutations dans l'économie internationale qui tendent à créer un seul marché mondial pour les biens et les services, le travail et le capital. »
D'un côté les inégalités intraétatiques ont diminué : le niveau de vie des Brésiliens, des Chinois et des Indiens se rapproche de celui des Américains et des Européens. Mais, d'un autre côté, les inégalités ont explosé à l'intérieur d'un grand nombre de pays, alimentant injustices et tensions sociales.De plus, force est de constater que l'apparition du chômage de masse dans les PDEM dans les années 1970 est concomitante avec l'expansion historique du commerce international de la deuxième moitié du XXème. Ce constat crée des déviances quant à la mondialisation qui devient le coupable idéal de tous les maux.
L'apport du keynésien Ronald MCKINNON (1963, « Optimum Currency Areas ») complète la définition initiale de ZMO proposée par Mundell. Selon lui, sans union monétaire, les économies dont le taux d'ouverture est élevé doivent faire face à une grande volatilité des prix. Ainsi, plus les pays sont ouverts sur l'extérieur, moins ils ont à perdre à adopter un système de changes fixes.
Jagdish BHAGWATI parle d'un « renversement ironique » par rapport aux années 1950-1960 lorsque les pays riches, exhortaient au libre-échange tandis que les pays pauvres s'élevaient contre ses ravages. Paradoxalement, ce sont désormais les PDEM qui se plaignent des conséquences sociales de la mondialisation du fait de la concurrence jugée déloyale des pays à bas salaires.
Les illusions perdues de cette « mondialisation heureuse » (Titre de l'ouvrage d'Alain Minc, 1999) deviennent la pierre angulaire des discours populistes des pays du Nord (notamment aux Etats-Unis avec Trump). Doit-on considérer comme Paul Krugman que la mondialisation n'est pas coupable des maux des PDEM?
Robert Reich mobilisera l'exemple de General Motors, dont les coûts de production d'une voiture se répartissent à minima sur 7 pays différents, pour expliciter ce phénomène.
Par ailleurs, le Nobel d'économie Paul Krugman (1991, Geography and Trade) partira de l'exemple de la Silicon Valley américaine pour montrer que la spécialisation à l'échelle régionale est due à des « accidents historiques » à l'origine d'externalités positives et d'un « effets de cluster », Paul Krugman
