Political Science Questions
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Le Cycle a été lancé officiellement à la quatrième conférence ministérielle de l'OMC, tenue à Doha (Qatar), en novembre 2001. Il portait sur la « libéralisation du commerce international ». L'agenda fixé était le suivant : l'accès aux marchés des produits non agricoles, des produits agricoles et des prestations de service ; le soutien à l'agriculture et la mise en place d'un cadre règlementaire des échanges.
D'une part, la libre circulation des biens et des marchandises conduit à une inexorable égalisation des rendements factoriels qu'expliquent très bien le modèle de Solow ainsi que la théorie HOS du commerce international. En effet, la spécialisation concourt à l'augmentation de la demande du facteur abondant et à la baisse de la demande facteur rare. D'autre part, d'après la théorie des rendements factoriels décroissants (néoclassiques) : la rentabilité marginale des investissements en travail ou en capital diminue jusqu'à l'État stationnaire.
Les pays de la zone sont donc perdants face à la situation de véritable libre-échange car ils se spécialisent là où n'est pas leur véritable avantage comparatif. Par la mise en place d'un tarif extérieur commun, les Zones d'Intégration Régionale brouillent donc les avantages comparatifs. Viner admet que la zone de libre-échange à l'intérieur de la zone permet tout de même de révéler de la même manière les avantages comparatifs internes or selon lui la destruction d'échange est supérieure à la création de nouveaux flux. L'union douanière est alors considérée comme un « optimum de second rang », faute de pouvoir adopter un optimum de premier rang, le libre-échange généralisé.
Des économistes contemporains, considèrent que le libre-échange, pour être efficace, doit être circonscrit à des groupes d'États homogènes économiquement. C'est le cas de Jean-Marcel Jeanneney (1980) et Maurice Allais (1994) qui font du régionalisme un moyen de conjuguer les avantages du libre-échange et du protectionnisme. En effet, ces auteurs montrent que la libéralisation incontrôlée des échanges commerciaux pourrait avoir de graves conséquences pour les pays européens et que la régionalisation n'est pas dirigée contre le libre-échange mais contre une forme trop poussée de libéralisation.
Si les pays priorisent une forte intégration économique ainsi que des institutions démocratiques alors ils renoncent à leur souveraineté nationale. Ils optent dans ce cas, comme l'ont décidé les États-Unis pour le « fédéralisme global ».
désigne l'ensemble des transactions par lesquelles des règles collectives sont élaborées, décidées, légitimées, mises en œuvre et contrôlées. » (P. Lamy - ancien directeur de l'OMC et commissaire européen)
Le régime dit de la « camisole dorée » concerne les pays combinant l'intégration économique et la souveraineté nationale. Dans ce cas, les pays doivent renoncer à la présence d'institutions démocratiques. C'est particulièrement le cas de la Chine qui donne la priorité à l'intégration économique et à sa souveraineté au prix de la démocratie.
« La gouvernance exprime le problème de base de l'organisation économique internationale : comment gouverner sans gouvernement ? » écrivaient Pierre Jacquet, Jean Pisani-Ferry et Laurence Tubiana
La gouvernance mondiale devient plus complexe à partir des années 1990 pour cinq raisons notamment : • La grande diversité des acteurs - États, FMN organisations internationales, banques internationales... qui génère une confusion des compétences (OMC et OIT dans l'encadrement des normes sociales par exemple) • La multiplication du nombre d'acteurs au tour de la table (pas moins de 16 groupes ayant des intérêts divergents dans le cadre des négociations du cycle de Doha) • La variété des intérêts des acteurs • L'absence de pouvoir hégémonique • L'absence d'un véritable organisme capable de sanctionner et de disposer d'un pouvoir juridique suffisamment coercitif
L'essentiel des négociations portaient sur l'agriculture. L'objectif était d'éliminer les subventions à l'exportation (réduction du soutien et de la protection de l'agriculture) et d'améliorer l'accès aux marchés pour les pays en développement, ce pourquoi les pays développés ne sont pas très favorables.
Pour Jean Marc Siroën, les ACR sont plus complets que les accords internationaux. Il distingue, le régionalisme minimaliste et le régionalisme fédérateur. Il distingue par ailleurs, le multilatéralisme universaliste et multilatéralisme coopératif.
Pour Jeanneney, un protectionnisme tempéré et régional permet d'éviter une escalade de protectionnismes qui finirait par provoquer un libreéchange généralisé du fait de ses répercussions (cf. les politiques menées par les pays occidentaux au lendemain de la crise de 1929 et ses conséquences sur la libéralisation des échanges à partir de la fin du second conflit mondial).
Enfin, Bhagwati insiste sur le fait que les unions régionales tendraient à se transformer en « blocs forteresse » pour se protéger du reste du monde
est un concept nouveau qui caractérise la façon dont l'économie mondiale est organisée et gouvernée. Elle résulte du décalage entre le développement d'un capitalisme de plus en plus globalisé et un système politico-juridique qui demeure largement localisé et fragmenté dans le cadre restreint des États. « La gouvernance exprime le problème de base de l'organisation économique internationale : comment gouverner sans gouvernement ? » écrivaient Pierre Jacquet, Jean Pisani-Ferry et Laurence Tubiana (2002, , Gouvernance mondiale).
Aucun accord n'a finalement été trouvé du fait des divergences profondes entre les États membres de l'OMC.
L'acceptation sous-conditions des ACR et des ACP (Accords Commerciaux Préférentiels) par l'OMC matérialise la complémentarité entre le multilatéralisme et le régionalisme. Pour Jean Marc Siroën (2007, Régionalisme et multilatéralisme), les ACR sont plus complets que les accords internationaux. Il distingue, le régionalisme minimaliste et le régionalisme fédérateur. Il distingue par ailleurs, le multilatéralisme universaliste et multilatéralisme coopératif.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la crainte des effets pervers liés aux stratégies non-coopératives menées dans l'entre-deux-guerres conduit au développement du multilatéralisme. La gouvernance de la mondialisation consistait d'abord à une situation de stabilité hégémonique - au sens de Kindleberger - permise par la domination des États-Unis au niveau politico-économique.
L'accélération du processus de multilatéralisation des économies a débouché sur un système complexe de gouvernances et de régulations internationales croisées. La multitude de grandes organisations internationales (GATT puis OMC, FMI, ONU, G8...) pour la plupart créées dans l'après-guerre et matérialise la nécessiter des États à bâtir un système de gouvernance mondial
Charles Kindleberger (1973, La Grande Crise mondiale) considère que le système politico-économique mondial doit s'articuler autour d'un pouvoir hégémonique qui soit capable de prendre les décisions de régulation de l'économie qui s'imposent. Pour ce faire, cet État hégémonique doit avoir la capacité et la volonté de créer des normes internationales, de les faire respecter, grâce à une avance en termes de production, de technologie et de puissance militaire (typologie de Robert Keohane)
f qui tient compte de la polarisation des flux d'échange pour faciliter la mise en place d'ACR
